INDONESIE - JAVA

MERAPI (2 914 m) - éruption 2010
  


Le Merapi se présente sous la forme d'un magnifique cône surplombant de plus de 2 000 mètres la plaine environnante. Le volcan actuel culmine à 2 919 m d'altitude pour un diamètre à sa base d'environ 10 kilomètres. La dernière éruption du Merapi s'est produite en 2006, mais ce volcan a connu des crises éruptives dévastatrices. L'éruption la plus meurtrière a tué 3 000 personnes en 1672 et 1 300 personnes ont perdu la vie pendant l'éruption de 1930. 
Le Merapi connait un nouvel épisode éruptif en voici la chronologie.

merap
(Photo 2006 : Atun et Jean-Bernard Borguetou)

Dimanche 24 octobre 2010

Depuis quelque temps, le volcan Merapi sur l'île de Java, montre des signes de réveil. Tous les accès au volcan ont été fermés au public le vendredi 22 octobre et le niveau d'alerte est passé le même jour au niveau 3, sur une échelle de 5. Le niveau d'alerte était déjà passé à 2 le 22 septembre dernier.
Selon la presse locale, le Merapi est actuellement en train de gonfler. Le 21 octobre, l'inflation était de 8,5 cm; le 23, elle atteignait 16,4 cm ! 7 séismes volcaniques profonds, 34 événements de surface, 321 séismes multi-phases et 93 émissions de lave ont été enregistrés.
Les autorités locales de Yogjakarta et des communautés situées autour du Merapi accélèrent la mise en place de voies d'accès pour une évacuation, même si cette dernière n'a pas encore été ordonnée.Les services sanitaires ont eux aussi été mis en alerte.

Merapi
(Photo 2006 : Atun et Bernard Borguetou)

Lundi 25 octobre
Après avoir été porté au niveau 3 vendredi 22 octobre, le niveau d'alerte du Merapi a été élevé à son maximum ce matin à 6 heures (heure locale) et les autorités ont ordonné l'évacuation des populations (plus de 11 000 personnes) dans une zone de 10 km autour du cratère. Selon les volcanologues indonésiens, l'énergie du Merapi en ce moment est supérieure à celle de la dernière éruption de 2006 qui avait tué 2 personnes.

Au cours de l'après midi le Merapi a émis à plusieurs reprises, une importante quantité de matériaux sur ses flancs sud et sud-est. Les trois principales émissions ont été observées à 14h04, 14h24 et 15h15. D'autres émissions de matériaux se sont produites, mais les nuages ont empêché de faire des observations.

Observatoire
L'observatoire de Babadan situé sur les flancs du Merapi
(Photo : André Laurenti)

Mardi 26 octobre
Le Merapi est entré en éruption au crépuscule vers 17 heures. Trente cinq personnes ont été tuées, pour la plupart dans le village de Kinahrejo situé seulement à 4 km du cratère et qui se trouvait sur la trajectoire de la nuée ardente. Treize autres personnes ont été blessées.
Kinahrejo dans lequel 31 personnes ont trouvé la mort, n'est plus qu'un champ de ruines et de cendres. La forêt tout
autour est totalement calcinée, tout est blanc, on croirait de la neige.
Un bébé de trois mois est mort suite à des difficultés respiratoires causées par la cendre volcanique et une dizaine de personnes sont traitées à l'hôpital de Muntilan pour des problèmes pulmonaires.
Les survivants du village de Kinahrejo ont été évacués vers le camp de réfugiés le plus haut sur le volcan, celui de Umbulharjo.

Cette importante nuée ardente meurtrière a duré 33 minutes et a déferlé sur 7 km de longueur.

Mercredi 27 octobre
Parmi les victimes du village de Kinahrejo, figure Mbah Marijan, «le gardien spirituel» du Merapi, considéré comme une montagne sacrée par les Javanais. Marijan, âgé de 83 ans, a été découvert mercredi matin derrière la porte de la cuisine dans sa maison brûlée, à environ 4 km du cratère. Il était en position de sujut, le mouvement de prosternation dans la prière musulmane.
Malgré le danger encore très présent, de nombreux paysans veulent retourner dans leurs villages afin de s'occuper du bétail et de vérifier que les maisons n'ont pas subi de dégâts. On estime à 7 000 le nombre de personnes qui refusent de quitter la zone d'exclusion de 10 km autour du volcan. L'une d'elles affirme qu'elle est consciente du danger et qu'elle dispose d'une mobylette qui lui permettra de s'enfuir assez vite en cas de colère du volcan.

Jeudi 28 octobre
Le Merapi a connu une nouvelle crise éruptive ce jour vers 16h15 (heure locale). Toutefois, l'événement était beaucoup moins violent et a duré moins longtemps que celui de mardi qui a tué plus de 30 personnes. Le nuage de cendre a parcouru une distance estimée à 3,5 km. Les observations sont difficiles à cause des nuages
Les personnes qui ont été évacuées sont appelées à rester encore dans les logements de refugiés situés plus bas, dans des secteurs sécurisés. Le camp de réfugiés de Umbulharjo recense 2 073 personnes. Malgré le danger, certains remontent à leur village pour soigner les bêtes et prendre des affaires personnelles avant de retourner en lieu sûr.
Au cours de cette journée il y a eu 8 nuées ardentes, la plus importante dura 33 minutes et atteignit une longueur de 8 kilomètres. Il a été également observé 129 émissions de lave et 84 secousses multiphases.


Vendredi 29 octobre
Le Merapi a connu une nouvelle crise éruptive ce matin vers 8 heures (heure locale). Un nuage de cendre a dévalé le versant SE sur environ 3,5 km. Il n'est fait état d'aucune nouvelle victime, mais a provoqué un moment de panique. La sismicité reste élevée sur le volcan.
Vers 11h35 une nuée ardente d'une durée de 22 minutes a rejoint les couloirs de Kalikrasak et Kaliadem.

Une nouvelle nuée ardente de petite ampleur s'est produite à 19h50 durant 2 à 4 minutes, elle est descendue en direction du sud, vers Kali Gendol.
Une autre nuée s'est produite à 21h45 vers le sud dans le couloir de Kali Gendol, alors que le nuage de cendre partait vers l'ouest en direction de Magelang.
Une conséquence de l'éruption du Merapi est la fermeture partielle du site de Borobodur à cause de la cendre. Certains temples sont fermés au public pour permettre d'enlever la couche de cendre qui les recouvre. Les experts s'inquiètent car cette cendre acide peut accélérer l'effritement des pierres.

Samedi 30 octobre
Selon l'AFP, le Merapi est de nouveau entré en éruption dans la nuit de vendredi à samedi, avec des nuages de cendre qui ont provoqué la panique dans un rayon de plus de douze kilomètres.
L'éruption, qui s'est produite samedi vers 01h00 (heure locale), était plus puissante et sonore que celle de mardi, elle a durée 22 minutes projetant des cendres incandescentes jusqu'à plus de 10 km du cratère, « J'ai entendu plusieurs explosions ressemblant à des coups de
tonnerre. J'étais tellement effrayée que je tremblais de tout mon corps 
», a témoigné une habitante. Le panache de cendre est monté à une hauteur estimée à 3,5 km avant de se diriger vers Magelang à l'ouest.
De nombreux habitants vivant à l'extérieur de la zone évacuée en début de semaine ont alors décidé de fuir en voiture ou en moto, provoquant des embouteillages en pleine nuit.
«
Le Merapi est actuellement très dangereux », a indiqué Subandrio, l'un des vulcanologues chargés de la surveillance du Merapi, en précisant que les autorités allaient probablement devoir étendre l'ordre d'évacuation à un rayon de 20 km autour du volcan contre 10 km jusqu'à présent. 
Environ 50.000 personnes sont accueillies depuis lundi dans des centres temporaires à proximité de Yogyakarta, à 25 km du Merapi. Toutefois, beaucoup de paysans sont retournés dans leurs fermes pour s'occuper du bétail et les autorités ne savent pas combien de gens étaient sur le volcan au moment de cette dernière éruption.
La situation s'est calmée vers 3 heures du matin. L'aéroport de Yogjakarta a été fermé temporairement entre 5h et 7h.
On ne déplore aucune nouvelle victime. Les volcanologues indonésiens s'attendent à d'autres crises éruptives du Merapi.

Dimanche 31 octobre
L'accalmie qui a fait suite au paroxysme de samedi matin a été de coure durée. Le Merapi a envoyé une nouvelle nuée ardente sur ses flancs sud et est ce matin, alors que des milliers de villageois étaient revenus chez eux. On ne sait pas s'il y a des victimes.


Lundi 1 novembre
Le Merapi a connu une nouvelle phase éruptive vers 10h15 (heure locale). Cette éruption a contraint les autorités à transférer par camions militaires vers le village de Cangkringan, distant d'un kilomètre, les personnes qui se trouvaient dans le camp de Sleman, Au début, les femmes ont refusé de quitter le camp car elles voulaient attendre leurs maris qui étaient partis s'occuper du bétail dans les villages sur les pentes du volcan. Ce n'est que lorsque les militaires leur ont promis d'aller chercher leurs maris que les femmes ont accepter de partir. Dans le même temps, l'éruption a provoqué de nouveaux mouvements de panique et des embouteillages dans d'autres agglomérations de la région.
Les autorités indonésiennes estiment que le volcan a tué 38 personnes.
Près de 70.000 personnes vivant près du volcan ont été évacuées.

Mardi 2 novembre
Le Merapi continue à émettre des panaches de cendre qui perturbent le trafic aérien de la région. Les compagnies AirAsia et SilkAir ont annulé des vols à destination de Solo et Yogjakarta à cause de la cendre du volcan. Les volcanologues indonésiens pensent que l'éruption peut se poursuivre pendant des semaines.
Un site à voir sur lequel on peut voir des images de cette éruption.

Mercredi 3 novembre
Le journal le Kompas communique la chronologie de l'activité du volcan pour cette jounée du 3 novembre.

7h56 : Selon Andi Arif responsable de l'équipe de surveillance à Jakarta, le Merapi a un potentiel d'éruption importante, la chambre magmatique a été estimée à 7,5 millions de m3. Cette éruption n'a pas encore atteint son maximum et on ignore si ces 7,5 millions de m3 sortiront vraiment des entrailles du volcan.
De 14h27 à 16h23 une importante nuée ardente a dévallé la Kaligendol au sud du volcan et a duré 2 heures atteignant une longueur de 9 kilomètres. En raison de son importance, celle-ci a débordé et a rejoint la Kalikuning.
17h10 : nouvelle éruption du Merapi, des nuées ardentes descendent en direction du village de Kepuharjo.
17h43 : 2 maisons ont encore été détruites à Kepuharjo à 6 km du cratère, il n'y a pas de victimes car les habitants étaient déjà évacués.
17h54 : des pluies de cendres ont atteint la petite ville de Boyolali, les camions en train d'évacuer des réfugiés se sont arrêtes car les cendres trop épaisses rendaient la visibilité impossible. Les gens circulaient à mobilette avec un masque, l'air sent le soufre.
Selon le
Jakarta Globe le volcan a émis 26 nuées ardentes depuis 11 heures. Les autorités indonésiennes ont décidé d'agrandir la zone d'exclusion autour du volcan. Depuis 16 heures, elle a un rayon de 15 km. Le personnel en poste dans les postes d'observation du Merapi a lui aussi reçu l'ordre d'évacuer les lieux.

Jeudi 4 novembre
A 6 h heure locale, le panache atteignait 4 kilomètres de hauteur.  Etant donné la direction du vent vers l'ouest, ce panache fera retomber les cendres en direction de Magelang . En conséquence et par mesure de sécurité, l'aéroport de Yogyakarta est fermé aux vols aériens.
M. Surono (responsable  "vulcanologie et géologie" a déclaré au journal le "Kompas" que l'éruption de mercredi représentait pour l'instant la plus forte de cette éruption 2010, dépassant celle du 26 octobre.
Face à la menace, le personnel des 4 postes d'observation, notamment celui de Babadan qui est en photo au début de la page, est redescendu en endroit sûr.
Etant en période de mousson les fortes pluies sur les dépos vulcaniques ont généré des coulées de boue notamment sur la Kali Gendol. Cette météo dérange toujours les observations du volcan.
Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono (SBY) a visité des réfugiés au district de Klaten mercredi. Il a assuré que son gouvernement aidera à reconstruire les maisons et les écoles détruites.
75 770 personnes se trouvent aujourd'hui dans les camps contre 74 933 hier. 
Les réfugiés ont été reveillés à 22h40 par une grosse explosion venant du volcan. Plusieurs autres explosions ont suivies, les habitants du
village de Turgo se sont enfuis. Les explosions ont été entendues ou ressenties jusqu'à 25 km.

Vendredi 5 novembre
Une nouvelle éruption a débuté à 0 h 40 heure locales, deux villages situés à plus de 18 km du Merapi ont été détruits par une nouvelle nuée ardente. Au moins 85 personnes ont été tuées et 200 blessés souffrant pour la plupart de brulures attendaient d'être soignés au petit hôpital de Sardjito, le personnel de l'établissement est complètement débordé. Désormais, le bilan s'élève à plus de 123 morts depuis le début de l'éruption le 26 octobre.
Brogangsuruh et Slodokan sont les deux villages qui ont été détruits. A Brogangsuruh, qui se trouve à une quinzaine de mètres de la rivière Kaligendol, les habitants avaient construit une digue en béton de trois mètres de hauteur et deux mètres de largeur le long de la berge mais la construction n'a pas pu contenir la coulée pyroclastique qui a rasé une dizaine de maisons dans le village.
Le village d'Argomulyo, pourtant éloigné de 18
kilomètres à lui aussi été dévasté, surprenant les habitants dans leur sommeil. "Les habitations
ont été brûlées par les les nuées ardentes. De nombreux enfants sont morts", a indiqué Teguh Dwi Santosa, un médecin policier rapidement sur les lieux.
A 11h30 heure locale le Merapi a encore explosé , produisant des nuées ardentes de 3,5 km. Le panache de cendre s'est élevé à 3 500 mètres.
Entre 14h45 et 15h00 , 6 fortes explosions furent encore entendues jusqu'à 20 km du cratère. Le village de Pakem ce soir est entièrement vidé de ses habitants .
Plus de 100 000 personnes ont trouvé refuge dans des écoles, des bâtiments administratifs ou même le stade de Yogyakarta qui a une capacité de 30 000 places. L'aéroport international de Yogjakarta reste fermé et il a été demandé aux pilotes de voler au moins à 12 km du volcan.
Certains camps de réfugiés ont été eux mêmes évacués pour être transférés encore plus bas, notamment celui de Purbowinangun. Suite a cette crise, le rayon de la zone d'évacuation a été étendu à 20 km au lieu de 15.
Contrairement aux attentes des vulcanologues indonésiens, les éruptions
répétées n'ont pas réduit la pression qui s'accumule sous le dôme de
magma, ces éruptions allant au contraire en s'intensifiant. "Rien ne suggère à ce stade un apaisement dans un avenir proche", a déclaré l'un de ces experts, Syamsu Rizal.
Les poussières de l'éruption emportées par les vents ont atteint la ville de Bandung , pourtant trés loin à l'ouest du Merapi

Samedi 6 novembre
Alors que Barack Obama est attendu à Jakarta mardi prochain, de nombreux
vols internationaux ont été annulés ce jour en provenance et en direction de la capitale indonésienne, cela en raison des risques liés à l'éruption du volcan Merapi.
C'est notamment le cas des transporteurs Singapore Airlines, Malaysia
Airlines, mais aussi AirAsia, Emirates, JAL, Turkish Airlines, Lufthansa, China Airlines et Korean Air.
Les autorités indonésiennes affirment que les cendres du Merapi, à 450 km de là, n’ont pas atteint la capitale. D’ailleurs, les compagnies
nationales continuent à voler, seuls les aéroports très proches du volcan sont fermés.
Tous les avions au départ de Yogyakarta ont été annulés aujourd’hui et le temple de Borobudur, un des sites touristiques les plus importants
d’Indonésie, a fermé ses portes pour laisser le temps aux équipes de nettoyer les cendres dont l’acidité met en péril les magnifiques stûpas
vieux de plus d’un millénaire.
L'activité se poursuit, et désempare les volcanologues qui ne peuvent prédire le comportement du volcan dans les jours à venir.
Lundi 8 novembre
Malgré le risque les habitants ont besoin de gagner leur vie et pour cela ils vont ramasser le matériel de l'éruption dans les différents couloirs, il est d'excellente qualité pour la construction en bâtiment
chaque personne peut grâce à cela, avoir un revenu de 30.000 roupies par jour (environ 3 euros).
Ils reçoivent malgré tout des informations en permanence de la sitution du volcan, par radio directe et ils sont prêts à se replier si le danger s'annonce.
Voici un article intéressant du journal le Monde.


Mardi 9 novembre
Selon la presse locale, le bilan de l'éruption du 5 novembre reste toujours provisoire, on déplore pour l'instant 94 morts qui ont été amenés à l'hôpital Sardjito de Yogyakarta, parmi lesquels 48 d'entre eux ne sont pas encore identifiés.
Un membre du "disaster victim identification" précise que 218 personnes sont signalées disparues par leurs familles. Beaucoup de morts n'ont pas encore été évacués des lieux affectés par la nuée, notamment dans le secteur de la Kaligendol.
A 18h11, un communiqué de presse signale que 4 cadavres viennent encore d'être évacués vers l'hôpital Sardjito de Yogyakarta, puis 3 autres quelques minutes plus tard. Avec cette découverte macabre le nombre de morts s'élève à 101 personnes dont 53 non identifiés .
Un autre bilan indique que 867 hectares de forêts ont été détruites depuis le 26 octobre .
Un autre communiqué publié à 18h30 fait état d'un tremblement de terre de magnitude 5,6. Ce séisme survenu à 14h03 heure locale, a provoqué la panique à Bantul situé au sud de Yogyakarta, secteur déjà durement touché par le séisme de 2006. La secousse fut brève, il n'y a pas de victimes.
Un habitant raconte "nous étions assis quand soudain les chaises se sont mises à bouger". Quelques minutes plus tard ils sont rentrés chez eux car il n'y a pas eu de réplique. Cette secousse est la deuxième ressentie à Bantul depuis l'éruption du Merapi. L'épicentre a été localisé à 8°89 degrés sud et 110°08 degrés Est à 125 km au sud de Bantul et à une profondeur de 10 km. Cette secousse fut ressentie jusqu'à Blitar, province de Java Est.
La secousse précédente s'est produite dimanche 7 novembre à 23h08. L'épicentre a été localisé à 8°03 sud et 110°51 Est et la profondeur du foyer à 10 kilomètres.

 

Sources documentaires
Lave News
Extrait de presse le Kompas

Remerciements
A Claude Grandpey pour les "lave News"
A Atun et Jean-Bernard pour le suivi de l'info et la traduction des articles de presse




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